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NABOLY (Hébron)

Après avoir travaillé pendant prés de 15 ans dans les antiques fabriques de chaussures du vieux Damas, Salman Al Natsheh, décida de revenir en Palestine, sa terre d’origine, pour participer à la construction du pays. C’est en 1966 qu’il ouvre sa première petite fabrique de chaussure dans la vieille ville d’Hébron. Il nommera alors cette première chaussure Naboly, en l’honneur de son jeune fils, Nabil.
Bien que la petite entreprise se mit à bien marcher, elle dût fermer ses portes dans les années 70, du fait d’une pression économique insoutenable infligée par les autorités israéliennes. Ce fût une dure période pour l’entreprise Naboly mais la passion de la chaussure est forte dans la famille, cinq ans plus tard, ils étaient de retour à la fabrique.
Aujourd’hui, et malgré une concurrence chinoise toujours plus forte, c’est tout le Proche-Orient qui se chausse en Naboly, de la Jordanie à l’Egypte, l’entreprise se permettant même de refuser de commercialiser ses chaussures en Israël.
Près de 30 employés vivent aujourd’hui du commerce des chaussures Naboly. Nabil et son frère Fadel, ont repris les commandes de la fabrique à Hébron et ils espèrent bien montrer au monde entier, la qualité du savoir-faire palestinien.

 

TBELEH (Naplouse)

Depuis quelques centaines d’années, la famille de Mojtaba Adnan Tbeleh fabrique du savon dans la ville de Naplouse. Le savoir-faire s’est transmis de père en fils et Mojtaba peut se vanter d’avoir réalisé son premier savon à l’âge de 11 ans. Sa production est entièrement imprégnée de tradition et de souvenirs et ce n’est pas par hasard si la technique de coupe utilisée par les fabriques de Naplouse porte aujourd’hui le nom de Tbeleh.

 

Au mois d’octobre 2007, la revue anglaise www.ethiscore.org a réalisé une étude de qualité sur une quinzaine de savons du monde entier. Noté sur 20, le savon de Mojtaba a obtenu une note de 16, alors que les savons tels que Dove, Palmolive, Nivéa ou Lux n’ont pas dépassé la barre de 5/20. Cette étude prenait en compte aussi bien la qualité du savon, l’éthique des conditions de travail des employés ainsi que les caractéristiques naturelles du produit.
Sur les 25 fabriques existantes à Naplouse, seulement 4 fonctionnent encore. Bien qu’il ait du fermer sa fabrique pendant 5 ans, lors de la seconde intifada en 2000, Mojtaba a réussi à relancer son activité de plus belle.
Dix employés travaillent actuellement chez lui, à la fabrique de Beit Furik située à une dizaine de kilomètres de Naplouse, permettant ainsi à cette région particulièrement encerclée par les barrages de l’armée israélienne, de respirer économiquement. En étudiant plus profondément dans les années 90, le potentiel médicinal du savon, Mojtaba a sut créer un produit à la fois naturel, sain et de qualité qui perpétue en même temps le savoir-faire des familles de Naplouse. Ce n’est pas par hasard si aujourd’hui des pays comme le Japon, le Canada,l’Australie et l’Europe en générale, lui accordent leurs préférences.

TAMIMI (Hébron)

Le père de Nader Al Tamimi décida en 1962, après avoir été directeur d’école, de se lancer dans la céramique. Après un début prometteur, il crée en 1968 à Hébron la première fabrique de céramique de la ville et embauche deux ouvriers.
Plusieurs se lanceront à sa suite dans la céramique, donnant à Hébron une notoriété internationale dans ce domaine, mais le nom de Tamimi reste jusqu’à aujourd’hui associé à une céramique de précision. Nader, après avoir étudié l’art de la calligraphie auprès du plus grand calligraphe palestinien de son époque, Mohammed Siam, reprend les rênes de la fabrique et décide de travailler aussi le verre.
Depuis 1994, la famille Tamimi travaille sur trois usines de céramique et une soufflerie de verre, employant plus de 20 ouvriers. Ils devraient d’ici deux ans, réunir leurs travaux dans une fabrique unique plus opérationnelle.Nader Al Tamimi partage aujourd’hui son temps entre sa fabrique de céramique et la direction de l’Union des Artisans Palestiniens. En tant que tel, il est plutôt pessimiste sur le processus de paix. Les israéliens n’ont cessé de durcir les procédures économiques et législatives de l’export depuis la Palestine. « L’industrie palestinienne est qualifié et prête à répondre à la demande étrangère, mais Israël continu à nous mettre des bâtons dans les roues, prétextant que l’argent qui rentre en Palestine va dans les poches des terroristes. Le développement économique de la Palestine est pourtant important pour les deux cotés. Les israéliens doivent comprendre que c’est à cause du chômage et de l’absence d’espoir de futur que les jeunes palestiniens décident de prendre les armes. Ce ne sera qu’au travers de la coopération qu’une économie palestinienne prospère sera construite » affirme t’il.

UAWC (Ramallah)

L’olivier est cultivé en Palestine depuis des siècles. Les historiens estiment que les premiers arbres furent plantés et cultivés dans la région de Jérusalem vers 4000 avant J. C.
Il est depuis longtemps un symbole spirituel important pour les trois grandes religions du monothéisme, signe de paix et de tranquillité. Son huile est devenue indispensable à l’alimentation quotidienne des palestiniens en même temps qu’une marque de leur identité culturelle et de leur nation.
L’Union des Comités du Travail Agricole a été fondée en 1986 en réponse à la situation sociopolitique des années 80 en Palestine, caractériser par un déclin au niveau économique, agricole et sanitaire résultant de l’occupation israélienne.
En tant qu’organisation crée par un groupe de volontaires professionnels du milieu de l’ingénierie agricole et du développement, l’Union s’est fixée comme priorité à ses débuts de formuler une politique de résistance aux mesures israéliennes endommageant les structures et le développement de l’agriculture palestinienne. Composée de volontaires aux premières heures de son développement, l’Union a organisé des comités locaux au travers de la Cisjordanie et de la bande de Gaza afin de recenser les besoins des agriculteurs et d’aider l’implémentation et la supervision de différents projets.
En conséquence de sa nature volontariste et du manque de structures efficaces pour diriger les différents projets, l’Union est passée par une phase de stagnation, bien qu’à plusieurs niveaux, elle réalisa des changements positifs sur le terrain de l’agriculture. Les récents changements politiques, ainsi que l’émergence d’une Autorité Palestinienne, ont forcé l’Union à réévaluer ses projets actuels ainsi que sa vision du futur. L’Union a ainsi pu reconnaître ses besoins infrastructurels et administratifs pour refléter cette nouvelle réalité.


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